Découverte du Maroc

Mis à jour : 2 janv. 2019


Une heure de bateau et nous voilà en Afrique. Un nouveau continent nous tend les bras… Nous n’avons aucune attente et pourtant il semble vouloir nous promettre quelque chose. L’arrivée nous plonge tout de suite dans le brouillon de cette vie remplie de gens, de bruit, d’odeurs que nous ne connaissons pas.

Tanger. Des heures d’attente à la douane, une nuit au bord de l’autoroute entourés de meute de chiens errants. On se demande un peu ce qu’on fait là.

Et puis la route reprend et les vues nous coupent le souffle. Des gens partout, même dans les étendues les plus désertes, un homme avance et semble savoir où il va malgré l’absence de vie autour. Tout à coup la ville surgit, certaines semblent être sorties de terre la veille, d’autres il y a des millénaires. Dans certains villages on nous regarde passer avec étonnement, on se déplacerait à dos de licorne que ça ferait le même effet. Les enfants nous surprennent par le naturel avec lequel ils accueillent toute cette différence.

Au détour d’une rue, on entre dans un souk : terre battue, petites échoppes surchargées, carioles et vieilles motos. On manque de marcher sur une poule tous les deux pas, et Gabriel s’exprime émerveillé « On dirait l’ancien temps ! ».


Les plages sont sublimes, du sable, des galets, des rochers, des flaques à explorer et des vagues à déguster. Le soleil est chaud, le vent est frais, contraste de sensation agréable. Les aigrettes planent en bande, sans un bruit, le bec droit, le cou fier. Des troupeaux de moutons passent sur le haut des dunes, les agneaux peinent à tenir le rythme. On croise souvent des pêcheurs, patients à côté de leurs cannes ou cherchant des poulpes entre les rochers.







Il y a quelques jours, nous avons eu le plaisir de retrouver des amis belges à Dar Bouazza, ils nous ont partagé leur expérience de ce pays magnifique et leurs incontournables. On a mangé un couscous inoubliable et parcouru la plage en leur compagnie. Et puis nous avons fait de nouvelles connaissances, des rencontres avec des voyageurs et avec des locaux. Une pensée particulière à Rachid avec qui nous avons passé deux jours. Nous sommes surpris de la vitesse à laquelle une relation se crée et de la difficulté de la séparation qui s’en suit inévitablement. C’est encore plus flagrant chez nos enfants.


Le Maroc nous donne une sacré leçon de lâcher prise. On accepte de ne pas trop savoir ce qui nous attend au bout de la route, ou même s’il existera encore une route valable. Les paysages sont surprenants, déroutants. Les gens sont d’une gentillesse parfois gênante tant ils se coupent en quatre pour vous aider. On découvre une vie qui se contente de peu, qui coûte encore moins que ça.

Alors voilà… Nous nous rappelons pourquoi nous sommes partis, parce que le voyage se suffit à lui-même. Il n’y a rien à attendre ou à chercher, tout vous trouve...

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